29 septembre 2020

Douceur de vivre, baobabs et mangroves du Sine Saloum – La vie est un voyage

Par Fabien

Après 4 mois au Sénégal, cette escapade de 5 jours était la bienvenue.

Une fois pris dans le bouillonnement quotidien de Dakar, on en oublierait presque que Dakar ce n’est pas vraiment le Sénégal ou du moins loin de refléter la réalité du pays.

Le mode de vie, les gens, les paysages, tout est différent dans le Sine Saloum.

Le Sine Saloum est situé à 200km au sud de Dakar, région naturelle inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2011.

Entre la petite côte et la Gambie, le delta du Saloum recèle de nombreux oiseaux, baobabs et bolongs ; de nombreuses mangroves, îles, etc. C’est l’un des plus grands sites ornithologiques d’Afrique de l’ouest au croisement des fleuves Sine et Saloum. On y découvre d’authentiques villages, de pêcheurs notamment, où les gens vivent simplement, où les enfants improvisent un foot dans le sable. 

Notre première belle découverte fut l’île de Fadiouth, appelée aussi île aux Coquilles car son sol est entièrement recouvert de coquillages.

Malgré le calme ambiant, près de 9000 personnes y vivent dont 90% de catholiques. Ce détail peut paraître anodin mais la religion est vraiment très importante ici et il nous est maintenant familier de poser ce type de question.

De l’île principale on peut rejoindre par un pont une deuxième île qui est un réel cimetière de coquillages. Ici aussi catholiques et musulmans ‘se côtoient’. 

La blancheur des tombes et des coquillages est impressionnante.

Après avoir marché quelques heures sur l’île, direction le baobab sacré en calèche. Belle balade sur les pistes, à travers une véritable forêt de baobabs.

Ce baobab de 850 ans est immense et imposant. A partir de 500 ans d’existence, le baobab se creuse naturellement. Nous avons donc pu rentrer dans celui-ci, où la petite surprise fut d’être accueillies par des dizaines de chauves-souris. Moins sympa !

Après une nuit à Joal, nous avons continué notre périple vers Palmarin. 1h de taxi sur une piste plus que secouante. Ayant découvert un super campement, nous sommes restées là-bas 2 nuits, au programme : balade en pirogue dans le delta du Saloum et sur les bolongs, balade pédestre dans la réserve naturelle de Palmarin, baignade, messe de l’ascension dans l’église catholique du village, découverte de villages… 

La messe était vraiment impressionnante. Arrivées dans les premières, nous nous installons vers le fond, rangée de gauche (détail important car au fur et à mesure, nous nous sommes rendues compte que les hommes s’installaient à droite et les femmes à gauche, nous avons dû être guidées par notre instinct ^^). L’église se remplit petit à petit, le son monte, les couleurs sont magnifiques puis la messe commence. Des chants, des rires, des applaudissements, des tam-tam. Rien à voir avec nos messes !

Pour finir, direction l’île de Mar Lodj en plein cœur du Saloum. Alors que nous avions été plutôt chanceuses depuis le début au niveau des transports, cette dernière destination n’a pas été facile à atteindre. Nous avons attendu 2h sur le bord de la piste qu’un taxi collectif arrive. Ce qui n’arriva jamais 🙂

Après avoir privatisé un taxi puis pris une énième pirogue, nous voilà arrivées sur l’île. Petit havre de paix aux premiers abords, nous nous sommes pas mal faites embêtés par les locaux, surement lié au fait qu’ils voient très peu de « toubabs » (français).

C’est parfois le risque au Sénégal, les gens paraissent très sympa mais ils attendent souvent quelque chose en retour. Dommage …